Nouvelles, pièces.                 179
part de-Louis Béjard, l'un des;comédiens de fon Alteffe Monfeigneur le duc d'Anjou, femmes' tranfporté en -un logis où eft demeurante la: damoifelle-Béjard:, fa. fœur, fis au coups de garde vis-à-vis le'Palais-Cardi­nal ; où étant: et monté' en la feconde:chambre dépen­dante dudit logis, avons trouvé ledit Béjart: couché fur fon lit, auquel on: ôtoit le premier appareil qui avoit été mis-en-une: grande plaie qui' lui avoit été faite à la. cuiffe droite le jour, précédent, fur. les cinq: heures- du foir, par fe' nommé' Gené, autrement dit Grand-Maifon,. ci-devant valet, dechambre,, ainlr que nous a dit ledit Béj'ard peu de-tems - après; avoir été-panfé et qui étoit, le fujet: pour lequel- il nous, avoit envoyé; quérir, dont.il- nous: rendoit plainte ;.même-de ce que, le jour d'hier; fur les-fix heures du-foir, fertant de la- falle. de la. comédie, qui eft dans le Palais-Cardinal, ledit Gené l'auroit fuivi jufques et proche la maifon de la damoifelle fa feeur fus-déclarée où, reconnoiffant la faiblefle du'plaignant qui avoit envoyé quérir une chaife pour le porter en fa maifon
qu'il a d'ans l'a rue de..... à caufe d'une bleffure
qu'il a reçue à la cuife droite et qui lui caufoit de grandes douleurs- et ne lui' permettoit pas dc s'en aller chez lui à pied, il l'auroit tiré à part, et, fai-fant feinte de lui vouloir dire quelque chofe, l'auroit pouffé fort rudement et s'étant éloigné d'un pas: ou. deux,, il auroit'mis l'épée à la main; dont il'lui au­roit allongé quelques coups. Pour lefquels éviter ledit